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Quels muscles travaille-t-on en surf ?

En surf, coiffe des rotateurs, triceps, grand pectoral, grand dorsal et érecteurs du rachis sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le surf, c'est surtout ramer. La majeure partie d'une session se passe allongé sur la planche à tirer sur les bras, ce qui fait du grand pectoral, du grand dorsal et du triceps les moteurs du sport, exactement comme en natation.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Surf en bref

Le surf est avant tout un sport de rame, et c'est le point que la carte musculaire rétablit. Les mesures réalisées sur des surfeurs montrent que la rame occupe environ la moitié du temps passé à l'eau, quand la glisse sur la vague en représente moins d'un dixième.

Cette rame se fait allongé sur la planche, bras au-dessus de la tête, et c'est elle qui fait du grand pectoral, du grand dorsal et du triceps les moteurs du surf, exactement comme en natation. La position allongée maintient aussi le dos en extension pendant toute cette durée, ce qui porte les érecteurs du rachis au niveau 3.

La vague elle-même se joue debout, genoux fléchis, sur une planche mobile et pieds nus. Les fibulaires et les muscles intrinsèques du pied atteignent le niveau 2, tous deux estimés par analyse du mouvement. Le surf renforce donc surtout le haut du corps et le dos, contrairement à l'image de sport de jambes qu'on lui prête souvent.

Les muscles sollicités en surf

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires en surf, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque2 Moteur secondaire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral2 Moteur secondaire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs3 Moteur principal estimé par analyse du mouvement
Biceps2 Moteur secondaire
Triceps3 Moteur principal
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de l'avant-bras1 Stabilisateur ou accessoire
Grand pectoral3 Moteur principal
Dentelé antérieur et petit pectoral2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal3 Moteur principal
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis3 Moteur principal
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier2 Moteur secondaire
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs1 Stabilisateur ou accessoire
Rotateurs externes de hanche2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps2 Moteur secondaire
Ischio-jambiers1 Stabilisateur ou accessoire
Mollets (triceps sural)1 Stabilisateur ou accessoire
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio2

Force2

Souplesse2

Coordination3

Impact1

3 à 6,8 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Coiffe des rotateurs, triceps, grand pectoral, grand dorsal, érecteurs du rachis.

Ce que ce sport ne travaille pas

Le surf laisse de côté l'arrière de la jambe et la poigne : les ischio-jambiers et les mollets (triceps sural) restent au niveau de l'accessoire, les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts ne serrent rien puisque la main rame ouverte, et le grand droit de l'abdomen travaille peu dans une position allongée en extension.

En pratique

La rame étant la part dominante d'une session, c'est elle qu'il faut préparer à terre si vous voulez tenir plus longtemps à l'eau. Les tractions, les tirages et le gainage en position ventrale reproduisent la contrainte bien mieux que le travail de jambes auquel on pense d'abord. Un détail change beaucoup la fatigue : la main rame ouverte et ne serre rien, ce qui explique que les fléchisseurs de l'avant-bras restent au niveau 1 alors que l'épaule travaille énormément. Attention aussi au dos maintenu en extension pendant l'attente, position tenue longtemps et rarement échauffée avant d'entrer dans l'eau.

Questions fréquentes en surf

Le surf muscle-t-il vraiment les jambes ?

Moins qu'on ne le croit. Le quadriceps et le grand fessier sont au niveau 2, les ischio-jambiers et les mollets au niveau 1, parce que la position debout sur la vague ne représente qu'une petite part du temps passé à l'eau. Ce sont le grand pectoral, le grand dorsal, le triceps, les érecteurs du rachis et la coiffe des rotateurs qui atteignent le niveau 3, tous mobilisés par la rame.

Pourquoi la fiche du surf annonce-t-elle un niveau de preuve A ?

Parce qu'une étude d'électromyographie mesurant la rame en surf à plusieurs intensités figure dans la bibliographie de cet outil. Elle couvre les muscles de traction du haut du corps, qui sont précisément les moteurs de la fiche. Le temps passé debout sur la vague, lui, ne repose sur aucune mesure et relève d'une analyse articulaire de l'appui accroupi instable.

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Méthode et sources

Niveau de preuve A

Note de méthode

Le niveau de preuve est A pour la partie ramée, appuyée sur l'EMG de la rame en surf mesurée à plusieurs intensités, qui enregistre les muscles de la traction du haut du corps. La partie debout sur la vague n'est couverte par aucune mesure et repose sur une analyse articulaire de la position accroupie en appui instable. Les érecteurs du rachis sont à 3 par cette analyse : la position allongée sur la planche maintient le dos en extension pendant la totalité du temps de rame, qui est la charge la plus continue de la pratique, et les extenseurs de la nuque sont à 2 pour la même raison. Tous les groupes profonds de cette fiche sont posés par la même analyse et jamais par une électrode de surface : la coiffe des rotateurs à 3 pour la répétition du mouvement de bras au-dessus de la tête, le dentelé antérieur à 2 pour la projection de l'omoplate, les fibulaires et les muscles intrinsèques du pied à 2 pour l'appui pieds nus sur une planche mobile, les rotateurs externes de hanche et le transverse à 2 pour la position de surf. Dix-neuf groupes atteignent le niveau 2 ou plus, sous le plafond de vingt groupes.

Sources

  • Nessler J. A., Ponce-Gonzalez J. G., Robles-Rodriguez C., Furr H., Warner M., Newcomer S. C., 2019.
  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.

Bibliographie

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