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Quels muscles travaille-t-on au squash ?

Au squash, coiffe des rotateurs, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », obliques, grand fessier et quadriceps sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le squash se joue dans une boîte de verre, sans temps mort et sans filet à franchir. Les échanges durent, la balle meurt vite et le joueur doit produire lui-même toute la vitesse, en fente basse et le buste en rotation.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Squash en bref

Au squash, il n'y a ni filet à franchir ni côté adverse, les deux joueurs occupent la même boîte de verre. La balle, elle, ne rend rien, si bien que toute la vitesse d'un échange sort des jambes et du tronc du joueur.

Cinq groupes montent au niveau 3 : le grand fessier et le quadriceps pour la fente, les obliques pour la rotation du buste, puis la poigne et la coiffe des rotateurs pour le bras. Le grand fessier est ce qui distingue le squash des autres sports de raquette, parce que chaque balle va se chercher en fente basse et que le retour vers le centre du court est une extension de hanche complète.

Les coups partent à hauteur de hanche et d'épaule, presque jamais au-dessus de la tête. Les trapèzes redescendent donc au niveau 1, alors que le service du tennis les place à 2.

Avec 7,3 à 12 MET relevés au compendium, le squash est le sport de raquette le plus exigeant du catalogue. Les valeurs affichées décrivent le côté dominant.

Les muscles sollicités au squash

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au squash, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral2 Moteur secondaire
Deltoïde postérieur2 Moteur secondaire
Coiffe des rotateurs3 Moteur principal estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts3 Moteur principal
Extenseurs de l'avant-bras2 Moteur secondaire
Grand pectoral2 Moteur secondaire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques3 Moteur principal
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs2 Moteur secondaire
Rotateurs externes de hanche2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)2 Moteur secondaire
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force2

Souplesse2

Coordination3

Impact2

7,3 à 12 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Coiffe des rotateurs, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », obliques, grand fessier, quadriceps.

Ce que ce sport ne travaille pas

Le squash ne sollicite guère le haut du dos ni la face avant du tronc : les fléchisseurs du cou, le biceps, les trapèzes et le grand droit de l'abdomen restent au niveau de l'accessoire ou moins, et ces niveaux ne valent que pour le côté dominant.

Asymétrie

Le squash sollicite surtout le bras qui tient la raquette. Le côté dominant encaisse toutes les frappes et tous les appuis de relance, ce qui justifie un renforcement compensatoire du côté opposé.

En pratique

Reprenez le centre du court après chaque frappe, sans exception. Le débutant reste où il a joué et se retrouve à courir deux fois plus, alors que le point se gagne en occupant le T et en obligeant l'adversaire à se déplacer. Portez des lunettes de protection si vous jouez en double ou avec des partenaires qui balancent la raquette, une précaution que les fédérations imposent chez les jeunes. Notez enfin que la discipline laisse les trapèzes et le biceps au niveau 1, deux zones qu'un tirage vertical complète bien.

Questions fréquentes au squash

Le squash est-il le sport de raquette le plus physique ?

Dans ce catalogue, oui, avec 7,3 à 12 MET relevés au compendium contre 6 à 8 pour le tennis. Le squash ne laisse presque aucun temps mort, la balle reste en jeu grâce aux murs et l'échange se poursuit tant que personne ne commet de faute. Le profil affiche 3 sur 3 en cardio. C'est aussi ce qui en fait un sport où l'échauffement avant la première balle n'est pas une formalité.

Pourquoi le grand fessier est-il si sollicité au squash ?

Parce que chaque frappe part d'une fente basse et que le retour vers le centre du court est une extension de hanche complète, sous le poids du corps entier. Le grand fessier atteint donc le niveau 3 au squash, contre 2 au tennis. Les rotateurs externes de hanche suivent au niveau 2 pour la fente ouverte, un groupe profond dont le niveau est estimé par analyse du mouvement.

Le squash fait-il travailler l'épaule autant que le tennis ?

Différemment. La coiffe des rotateurs est au niveau 3 dans les deux disciplines, mais au squash elle contrôle un bras rapide en espace fermé plutôt qu'un service au-dessus de la tête. Les trapèzes, eux, redescendent à 1 au squash contre 2 au tennis, faute de frappe haute. Le résultat est une épaule très sollicitée en contrôle et beaucoup moins en élévation.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Les niveaux décrivent le côté dominant, comme la méthode l'impose pour un geste asymétrique, et ne sont jamais la moyenne des deux côtés. La différence avec le tennis se joue sur la hauteur des frappes et sur la profondeur des appuis. Les coups partent à hauteur de hanche et d'épaule, presque jamais au-dessus de la tête : les trapèzes redescendent à 1, alors qu'ils sont à 2 au tennis pour le service. En échange, chaque balle va se chercher en fente basse et le retour vers le centre du court est une extension de hanche complète, ce qui monte le grand fessier à 3, le psoas-iliaque à 2 et les rotateurs externes de hanche à 2. La balle est molle et meurt vite, le joueur produit donc lui-même toute la vitesse et la poigne reste à 3 comme au tennis, pour la même raison. Tous les groupes profonds sont posés par analyse articulaire et aucun n'est attribué à une étude EMG : la coiffe des rotateurs à 3 pour le contrôle d'un bras rapide en espace fermé, le transverse à 2 pour l'anti-rotation, les rotateurs externes de hanche à 2 pour la fente ouverte sous charge. Les mollets ont été maintenus à 2 plutôt qu'à 3 parce que le squash se joue en fentes et en appuis glissés plus qu'en rebonds sur l'avant du pied, contrairement au badminton, et le compte des groupes au niveau 2 ou plus s'arrête exactement à 20.

Sources

  • Pedro B., Cabral S., João F., Lei A. M. K., Veloso A. P., 2026.
  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.

Bibliographie

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