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Quels muscles travaille-t-on au badminton ?

Au badminton, coiffe des rotateurs, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », obliques, quadriceps et mollets (triceps sural) sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le badminton est un sport de frappes au-dessus de la tête et de fentes. Le smash enchaîne une rotation d'épaule et une pronation d'avant-bras très rapides, pendant que les jambes repartent dans les quatre coins du terrain.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Badminton en bref

Au badminton, le volant pèse cinq grammes et file pourtant plus vite que dans n'importe quel autre sport de raquette. La charge musculaire ne vient donc jamais de la résistance, mais de la vitesse du geste et du nombre de répétitions.

Cinq groupes montent au niveau 3 : les mollets, le quadriceps, les obliques, la poigne et la coiffe des rotateurs. Les mollets sont la particularité du badminton parmi les sports de raquette, parce que le jeu se déroule sur l'avant des pieds, entre sauts et reprises d'appui.

La poigne est notée 3 pour une raison qui lui est propre. La raquette pèse 85 grammes et la prise reste relâchée entre les frappes, mais l'accélération finale du smash vient d'une pronation d'avant-bras maximale, répétée des centaines de fois par séance.

La coiffe des rotateurs est un groupe profond, estimé par analyse du mouvement. Les valeurs affichées décrivent le côté dominant, le badminton concentrant toutes les frappes sur un seul bras.

Les muscles sollicités au badminton

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au badminton, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque2 Moteur secondaire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral2 Moteur secondaire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs3 Moteur principal estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts3 Moteur principal
Extenseurs de l'avant-bras2 Moteur secondaire
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes2 Moteur secondaire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques3 Moteur principal
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier2 Moteur secondaire
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs1 Stabilisateur ou accessoire
Rotateurs externes de hanche1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)3 Moteur principal
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force1

Souplesse2

Coordination3

Impact2

5,5 à 9 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Coiffe des rotateurs, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », obliques, quadriceps, mollets (triceps sural).

Ce que ce sport ne travaille pas

Le badminton laisse de côté l'avant du tronc et l'intérieur des cuisses : les fléchisseurs du cou, le biceps, le grand droit de l'abdomen et les adducteurs restent au niveau de l'accessoire ou moins, et ces niveaux ne valent que pour le côté dominant.

Asymétrie

Le badminton concentre toutes les frappes sur un seul bras. L'épaule et l'avant-bras dominants sont nettement plus sollicités que ceux de l'autre côté, ce qui justifie un renforcement compensatoire.

En pratique

Relâchez la prise entre les frappes. Le débutant serre la raquette en permanence, ce qui bloque le poignet, supprime la pronation et coûte au moins la moitié de la vitesse du smash. La main se referme au dernier instant, puis se relâche. Pensez aussi à vos chaussures, le badminton se joue en salle sur des appuis latéraux et des reprises sur l'avant du pied, et une paire de running, faite pour rouler vers l'avant, offre un maintien latéral insuffisant. Les mollets, déjà notés 3, y gagnent en confort.

Questions fréquentes au badminton

Le badminton est-il un sport intense ?

Beaucoup plus que son image de jeu de plage. Le compendium relève de 5,5 à 9 MET pour le badminton, et le profil de la fiche affiche 3 sur 3 en cardio. Un échange se joue en accélérations très courtes vers les quatre coins du terrain, avec des changements de direction incessants, ce qui produit un effort fractionné soutenu. La force, en revanche, reste à 1 sur 3, faute de résistance à vaincre.

Pourquoi le badminton fait-il autant travailler les mollets ?

Parce que tout se joue sur l'avant du pied. Le joueur de badminton attend en appui dynamique, saute au smash, retombe et repart, sans jamais poser franchement le talon. Les mollets atteignent donc le niveau 3, ce qu'aucun autre sport de raquette de ce catalogue n'atteint. C'est aussi ce qui explique les courbatures très localisées des premières séances chez un pratiquant qui vient d'un sport de course à plat.

Le badminton muscle-t-il les pectoraux ?

Non, et c'est une différence nette avec le tennis. Le grand pectoral reste au niveau 1 au badminton, parce que la rotation interne d'épaule qui produit le smash passe surtout par le grand dorsal et la coiffe des rotateurs, sans le mouvement d'adduction devant la poitrine qui chargerait le pectoral. Le biceps, le grand droit de l'abdomen et les adducteurs sont eux aussi au niveau 1.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Les niveaux décrivent le côté dominant, comme la méthode l'impose pour un geste asymétrique, et ne sont jamais la moyenne des deux côtés. La comparaison avec le tennis est faite mécanisme par mécanisme. La raquette pèse 85 grammes et la prise reste relâchée entre les frappes, mais l'accélération finale vient d'une pronation d'avant-bras maximale répétée des centaines de fois : les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts restent donc à 3 pour une raison différente de celle du tennis, où c'est l'impact de la balle qui oblige à serrer en continu. Le jeu se déroule au-dessus de la tête et sur l'avant des pieds, ce qui monte les mollets à 3 pour les sauts et les reprises d'appui et le psoas-iliaque à 2 pour le retour de fente, alors que le grand pectoral redescend à 1 parce que la rotation interne d'épaule du smash passe davantage par le grand dorsal et la coiffe que par une adduction devant la poitrine. Tous les groupes profonds sont posés par analyse articulaire et aucun n'est attribué à une étude EMG : la coiffe des rotateurs à 3 pour l'armé et le freinage du bras, le dentelé antérieur à 2 pour la sonnette externe de l'omoplate, le transverse et le psoas-iliaque à 2 pour le gainage des fentes. Le compte des groupes au niveau 2 ou plus s'arrête à 19, sous le plafond de vingt groupes, les adducteurs et les rotateurs externes de hanche restant à 1 parce que la fente avant du badminton est surtout freinée par le quadriceps.

Sources

  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.

Bibliographie

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