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Quels muscles travaille-t-on au tennis ?

Au tennis, coiffe des rotateurs, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », obliques et quadriceps sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le tennis est un sport de rotation et de démarrages. Le service et le coup droit enchaînent une rotation du tronc et une rotation d'épaule à grande vitesse, la main serre la raquette en continu, et les appuis latéraux font travailler les cuisses et les fessiers à chaque changement de direction.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Tennis en bref

Au tennis, la puissance ne vient pas du bras mais d'une chaîne qui remonte du sol. Le bassin tourne, le tronc suit, l'épaule accélère, et la raquette n'est que le dernier maillon de cette séquence.

Quatre groupes atteignent le niveau 3, la coiffe des rotateurs, les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts, les obliques et le quadriceps. C'est l'une des rares fiches du catalogue à s'appuyer sur des travaux électromyographiques portant directement sur le geste, sur le service et sur le coup droit, ce qui lui vaut le niveau de preuve A.

La coiffe des rotateurs est un groupe profond. Son niveau décrit l'armé du bras puis surtout son freinage après la frappe, et il est estimé par analyse du mouvement plutôt que mesuré en surface.

Les valeurs affichées décrivent le côté dominant. Le tennis charge les deux moitiés du corps très inégalement, et c'est l'un des exemples les plus nets du catalogue.

Les muscles sollicités au tennis

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au tennis, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral2 Moteur secondaire
Deltoïde postérieur2 Moteur secondaire
Coiffe des rotateurs3 Moteur principal estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts3 Moteur principal
Extenseurs de l'avant-bras2 Moteur secondaire
Grand pectoral2 Moteur secondaire
Dentelé antérieur et petit pectoral2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes2 Moteur secondaire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques3 Moteur principal
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier2 Moteur secondaire
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs2 Moteur secondaire
Rotateurs externes de hanche1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)2 Moteur secondaire
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio2

Force2

Souplesse2

Coordination3

Impact2

6 à 8 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Coiffe des rotateurs, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », obliques, quadriceps.

Ce que ce sport ne travaille pas

Le tennis sollicite peu la face avant du tronc et le milieu du dos : le grand droit de l'abdomen, les rhomboïdes, le psoas-iliaque et le biceps restent au niveau de l'accessoire, et tout ce qui précède ne vaut que pour le côté dominant.

Asymétrie

Le tennis sollicite très inégalement les deux côtés du corps. Le bras dominant travaille beaucoup plus que l'autre, ce qui justifie un renforcement compensatoire du côté faible.

En pratique

Surveillez la taille de votre manche et la tension de votre cordage avant de conclure à un problème de technique. Une poignée trop fine oblige à serrer davantage, et un cordage trop tendu renvoie plus de vibrations dans l'avant-bras, deux facteurs classiques de gêne au coude chez le joueur occasionnel. Sur le plan musculaire, retenez que la discipline laisse les rhomboïdes et le psoas-iliaque au niveau 1 alors qu'elle pousse la coiffe des rotateurs à 3, si bien qu'un travail de rétraction d'omoplates du côté opposé au bras dominant équilibre utilement une saison.

Questions fréquentes au tennis

Le tennis provoque-t-il vraiment le tennis elbow ?

Le nom vient de là, mais la majorité des cas concerne des personnes qui ne jouent pas. Ce que la fiche montre est le mécanisme, les extenseurs de l'avant-bras sont notés 2 sur 3 au tennis, non parce qu'ils produisent le coup, mais parce qu'ils freinent le poignet à l'impact, des milliers de fois par saison et toujours du même côté. Pour toute douleur installée, l'avis d'un professionnel de santé s'impose, et cette fiche n'a pas vocation à le remplacer.

Quel côté le tennis muscle-t-il ?

Le côté dominant, très nettement. Toutes les valeurs de cette fiche décrivent ce côté, comme la méthode l'impose pour un geste asymétrique, et jamais la moyenne des deux. L'épaule, l'avant-bras et la main qui tiennent la raquette accumulent une charge que l'autre bras ne reçoit pas, et le revers à deux mains n'égalise que partiellement. C'est la raison pour laquelle la fiche affiche un encart d'asymétrie et invite à un travail compensatoire.

Le tennis fait-il travailler les jambes ?

Beaucoup plus qu'on ne le croit en regardant les bras. Le quadriceps atteint le niveau 3 au tennis, chargé par les appuis latéraux, les fentes de rattrapage et les changements de direction répétés sur un même point. Le grand fessier, le moyen fessier, les adducteurs, les ischio-jambiers et les mollets suivent au niveau 2. Le psoas-iliaque, en revanche, reste au niveau 1, faute de montée de genou marquée.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve A

Note de méthode

Les niveaux décrivent le côté dominant, comme la méthode l'impose pour un geste asymétrique, et ne sont jamais la moyenne des deux côtés. Ils suivent les travaux EMG sur le service et le coup droit, qui placent la rotation du tronc, l'épaule et la chaîne de tirage au cœur du geste. Tous les groupes profonds de cette fiche sont posés par analyse articulaire et aucun n'est attribué à une étude EMG : la coiffe des rotateurs à 3 pour l'armé et le freinage du bras après la frappe, le dentelé antérieur et le transverse à 2 pour la stabilité de l'omoplate et l'anti-rotation du tronc. Le 2 des extenseurs de l'avant-bras est retenu parce que le freinage du poignet est le mécanisme de l'épicondylite du joueur de tennis. Le compte des groupes au niveau 2 ou plus s'arrête à 20, le plafond de vingt groupes est donc respecté sans exception, et le biceps a été ramené à 1 parce qu'il n'intervient qu'en accompagnement.

Sources

  • Chow J. W., Park S. A., Tillman M. D., 2009.
  • Pedro B., Cabral S., João F., Lei A. M. K., Veloso A. P., 2026.
  • Vasudevan J. M., Logan A., Shultz R., Koval J. J., Roh E. Y., Fredericson M., 2016.

Bibliographie

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