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Quels muscles travaille-t-on en judo ?

En judo, « fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », grand dorsal, érecteurs du rachis, obliques, grand fessier et quadriceps sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le judo commence par le kumi-kata, la prise de garde sur le kimono, et se gagne souvent là avant de se gagner ailleurs. Tirer, déséquilibrer, se baisser sous le partenaire puis le soulever et le projeter : le geste est une traction suivie d'une extension complète du corps.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Judo en bref

Le judo se joue d'abord aux mains. Le kumi-kata, la bataille des saisies, précède toute projection, et un judoka qui la perd ne place jamais sa technique.

Six groupes atteignent le niveau 3, le maximum que la méthode autorise, les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts, le grand dorsal, les érecteurs du rachis, les obliques, le grand fessier et le quadriceps. Ils décrivent une mécanique en deux temps, une traction pour déséquilibrer puis une extension complète du corps pour soulever et projeter.

Le judo tire beaucoup plus qu'il ne pousse, et le tableau le dit sans détour. Le grand pectoral et le triceps restent au niveau 1, très loin du grand dorsal.

Avec 11,3 MET relevés au compendium, le randori figure parmi les activités les plus intenses du catalogue. Cette valeur décrit la dépense énergétique et non l'implication musculaire, que seul le tableau renseigne.

Les muscles sollicités en judo

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires en judo, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de la nuque2 Moteur secondaire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur2 Moteur secondaire
Coiffe des rotateurs2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Biceps2 Moteur secondaire
Triceps1 Stabilisateur ou accessoire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts3 Moteur principal
Extenseurs de l'avant-bras1 Stabilisateur ou accessoire
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal3 Moteur principal
Trapèzes2 Moteur secondaire
Rhomboïdes2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis3 Moteur principal
Grand droit de l'abdomen2 Moteur secondaire
Obliques3 Moteur principal
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs2 Moteur secondaire
Rotateurs externes de hanche2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)1 Stabilisateur ou accessoire
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force3

Souplesse2

Coordination3

Impact2

11,3 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

« Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts », grand dorsal, érecteurs du rachis, obliques, grand fessier, quadriceps.

Ce que ce sport ne travaille pas

Le judo est un sport de traction et non de poussée : le deltoïde latéral, le triceps, le grand pectoral et les mollets (triceps sural) restent au niveau de l'accessoire, alors que le dos et la poigne sont au maximum de l'échelle.

En pratique

Faites vos ukemi avant tout le reste. Les chutes se travaillent à chaque séance et ce sont elles qui rendent le judo praticable dans la durée, bien avant la première projection réussie. Sur le plan de l'équilibre musculaire, retenez que la discipline tire sans jamais pousser, si bien qu'une pratique exclusive laisse le grand pectoral et le triceps, tous deux au niveau 1, très en retard sur un dos travaillé au maximum. Quelques pompes ou un développé par semaine suffisent à recoller. Un judogi de contact, plus rêche, use davantage les doigts qu'un kimono souple.

Questions fréquentes en judo

Le judo muscle-t-il les avant-bras ?

Oui, et c'est même le premier effet ressenti. Les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts sont notés 3 sur 3 au judo, parce que la main tient le kimono en continu pendant tout le combat et que la traction passe entièrement par cette prise. C'est aussi le groupe qui cède en premier chez un débutant, souvent avant le souffle. Les extenseurs de l'avant-bras, à l'opposé, restent au niveau 1.

Le judo est-il un sport symétrique ?

Sur le papier oui, et la fiche le traite comme tel. Dans les faits, chaque judoka développe une garde préférentielle et un ou deux mouvements favoris qu'il place toujours du même côté. Les cours structurés font travailler la technique à droite puis à gauche pour cette raison, et un pratiquant qui néglige son côté faible finit par installer une différence de force sur la chaîne de traction.

Pourquoi les érecteurs du rachis sont-ils au niveau 3 au judo ?

Parce que la phase de soulever est le cœur du geste. Sur un mouvement d'épaule ou de hanche, le judoka se baisse sous son partenaire, charge son dos, puis se redresse en extension complète avec un poids équivalent au sien. Les érecteurs du rachis produisent cette extension et la contrôlent au retour. C'est aussi ce qui fait du gainage préalable et de la qualité des chutes deux sujets sérieux dans cette discipline.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Le judo est le sport de préhension de ce catalogue : la main tient le kimono en continu et c'est la première chose qui cède, ce qui place les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts à 3. Le grand dorsal suit à 3 pour la traction, les érecteurs du rachis, le grand fessier et le quadriceps à 3 pour la phase où l'on se baisse sous le partenaire puis où on le soulève, et les obliques à 3 pour la rotation du tronc qui accompagne chaque projection. Cela fait six groupes au niveau 3, exactement le plafond de six moteurs principaux, et le biceps a donc été maintenu à 2 malgré son rôle réel dans la traction. Les groupes profonds sont posés par analyse articulaire et aucun n'est attribué à une étude EMG : les rhomboïdes à 2 pour le serrage des omoplates au moment de tirer, le transverse à 2 pour le gainage de la projection, les rotateurs externes de hanche à 2 pour le placement des hanches sous le partenaire, la coiffe des rotateurs à 2 pour la tenue de l'épaule sous traction. Quatre groupes ont été ramenés à 1 pour tenir le plafond de vingt groupes au niveau 2 ou plus, le triceps, les extenseurs de l'avant-bras, les mollets et les muscles intrinsèques du pied, tous réels mais moins sollicités que les vingt retenus. Le judo tire plus qu'il ne pousse, ce que la ligne du grand pectoral à 1 dit explicitement.

Sources

  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.

Bibliographie

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