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Quels muscles travaille-t-on en aviron ?

En aviron, grand dorsal, érecteurs du rachis, grand fessier et quadriceps sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. L'aviron est une chaîne qui part des jambes. La poussée des cuisses lance le coup d'aviron, le bassin bascule et le buste s'ouvre, puis les bras terminent le trajet, si bien que le quadriceps, le grand fessier, les érecteurs du rachis et le grand dorsal sont sollicités l'un après l'autre dans le même mouvement.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Aviron en bref

L'aviron est un sport de traction dont la puissance vient d'abord des jambes, ce qui surprend souvent les débutants arrivés avec l'idée d'un sport de bras. Près de la moitié du travail d'un coup d'aviron est produite par la poussée des cuisses, le buste et les bras ne faisant que terminer le trajet.

L'ordre compte autant que la force. Les jambes poussent, le bassin bascule, le buste s'ouvre, puis les bras tirent la poignée vers les côtes, ce qui fait du quadriceps, du grand fessier, des érecteurs du rachis et du grand dorsal quatre moteurs principaux sollicités l'un après l'autre.

Le haut du corps ne pousse jamais. Le grand pectoral, le deltoïde antérieur et le triceps restent au niveau 1, ce qui fait de l'aviron l'exact opposé d'un entraînement de développé couché. Dix-sept groupes franchissent le niveau 2, et le geste se déroulant assis dans un seul plan, les moyen et petit fessiers travaillent peu.

Les muscles sollicités en aviron

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires en aviron, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur2 Moteur secondaire
Coiffe des rotateurs2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Biceps2 Moteur secondaire
Triceps1 Stabilisateur ou accessoire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts2 Moteur secondaire
Extenseurs de l'avant-bras2 Moteur secondaire
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal3 Moteur principal
Trapèzes2 Moteur secondaire
Rhomboïdes2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis3 Moteur principal
Grand droit de l'abdomen2 Moteur secondaire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers1 Stabilisateur ou accessoire
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs1 Stabilisateur ou accessoire
Rotateurs externes de hanche1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)2 Moteur secondaire
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force3

Souplesse2

Coordination2

Impact1

12,5 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Grand dorsal, érecteurs du rachis, grand fessier, quadriceps.

Ce que ce sport ne travaille pas

L'aviron ne pousse jamais, il tire : le grand pectoral, le deltoïde antérieur et le triceps restent au niveau de l'accessoire, et les moyen et petit fessiers travaillent peu parce que le geste se fait assis et dans un seul plan.

En pratique

L'erreur la plus fréquente en aviron consiste à ouvrir le buste avant que les jambes aient fini de pousser. La séquence s'inverse alors et le bas du dos encaisse ce que le quadriceps aurait dû produire, ce qui est la cause classique de gêne lombaire chez les rameurs de salle. Le repère est simple : sur la poussée, vos mains passent les genoux avant que ceux-ci ne se relèvent. Deuxième point souvent ignoré, la mise à plat de la pelle se répète à chaque coup et charge les extenseurs de l'avant-bras, ce qui rend un travail de poignet utile dès que le volume monte.

Questions fréquentes en aviron

L'aviron est-il un sport de bras ou de jambes ?

De jambes avant tout. Le quadriceps et le grand fessier sont au niveau 3, à égalité avec le grand dorsal et les érecteurs du rachis, alors que le biceps s'arrête au niveau 2 et le triceps au niveau 1. La poussée des cuisses lance le coup d'aviron et les bras ne font que terminer le trajet vers les côtes. Un rameur qui tire uniquement sur les bras perd la plus grosse part de sa puissance.

Le rameur de salle sollicite-t-il les mêmes muscles que l'aviron ?

La chaîne de propulsion est la même, jambes puis buste puis bras, et cet outil publie une fiche distincte pour le rameur ergomètre. Les différences tiennent à l'équilibre du bateau, absent en salle, qui demande un travail de stabilisation supplémentaire aux obliques et au transverse. Sur l'eau, la mise à plat de la pelle ajoute aussi une contrainte de poignet que la machine ne reproduit pas.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Le niveau de preuve est B et non A : la bibliographie de cet outil ne contient aucune étude EMG de l'aviron, et les niveaux viennent d'une analyse articulaire du coup d'aviron décomposé en quatre phases, l'attaque, la propulsion, le dégagé et le retour. La chaîne de propulsion va des jambes aux bras et c'est ce que traduisent les quatre moteurs principaux : le quadriceps et le grand fessier pour la poussée, les érecteurs du rachis pour l'ouverture du buste, le grand dorsal pour la traction finale. Les extenseurs de l'avant-bras sont à 2 pour la mise à plat de la pelle, geste répété à chaque coup et à l'origine de la tendinopathie classique du rameur. Les groupes profonds sont posés par la même analyse et jamais par une électrode de surface : les rhomboïdes à 2 pour le serrage des omoplates en fin de course et le transverse à 2 pour le gainage du tronc entre les jambes et les bras. Dix-sept groupes atteignent le niveau 2 ou plus : le plafond de vingt groupes n'est pas atteint et aucune exception n'est nécessaire, alors même que le référentiel cite l'aviron parmi les activités où une exception serait admise.

Sources

  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.
  • INSEP, Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, 2026.

Bibliographie

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