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Quels muscles travaille-t-on au hockey sur glace ?

Au hockey sur glace, grand fessier, « moyen et petit fessiers », adducteurs et quadriceps sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le hockey sur glace est le sport de la hanche. Le patinage pousse sur le côté, jambe en rotation externe, ce qui place les moyen et petit fessiers et les adducteurs au niveau de moteur principal aux côtés du quadriceps, sollicité par une position fléchie tenue tout au long du match.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Hockey sur glace en bref

Le hockey sur glace est le sport de la hanche, et c'est le coup de patin qui l'explique. La poussée se fait sur le côté, jambe en rotation externe, puis la jambe revient en adduction sous le corps, un cycle qui place les moyen et petit fessiers et les adducteurs au niveau de moteur principal.

Le quadriceps les rejoint, sollicité par une position fléchie tenue pendant toute la présence sur la glace, et le grand fessier complète le quatuor. Quinze groupes seulement franchissent le niveau 2, le total le plus bas des sports collectifs de cet outil, parce que le haut du corps se contente de tenir la crosse.

Le pied, lui, disparaît du travail. Enfermé dans une coque rigide, il ne bouge plus, et les muscles intrinsèques du pied sont notés 0, un résultat unique dans cette catégorie. La crosse se manie d'un seul côté, donc les niveaux de la fiche décrivent le côté dominant pour tout ce qui la concerne, le coup de patin restant symétrique.

Les muscles sollicités au hockey sur glace

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au hockey sur glace, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de la nuque2 Moteur secondaire
Deltoïde antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts2 Moteur secondaire
Extenseurs de l'avant-bras1 Stabilisateur ou accessoire
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers3 Moteur principal
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs3 Moteur principal
Rotateurs externes de hanche2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)2 Moteur secondaire
Tibial antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied0 Peu ou pas sollicité

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force2

Souplesse2

Coordination3

Impact2

8 à 10 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Grand fessier, « moyen et petit fessiers », adducteurs, quadriceps.

Ce que ce sport ne travaille pas

Le hockey sur glace enferme le pied dans un patin rigide : les muscles intrinsèques du pied ne travaillent pas du tout et les fibulaires restent au minimum, tandis que le grand pectoral et le biceps ne dépassent pas le rôle d'accessoire, la crosse se maniant surtout par le tronc.

Asymétrie

La crosse se tient toujours de la même façon au hockey sur glace. Le bras dominant mène le tir et les contrôles, ce qui justifie un renforcement compensatoire du côté opposé.

En pratique

La lésion des adducteurs et la douleur de la région du pubis sont les problèmes les plus rapportés chez les hockeyeurs, et la mécanique du coup de patin en donne la raison directe : la jambe pousse en abduction puis revient en adduction, des milliers de fois par saison. Le travail hors glace y répond par du renforcement des adducteurs et par de la mobilité de hanche. Deuxième point, le patin supprimant tout travail du pied, votre stabilité de cheville se travaille nécessairement en dehors de la patinoire, pieds nus ou en chaussures souples.

Questions fréquentes au hockey sur glace

Pourquoi le hockey sur glace sollicite-t-il autant les adducteurs ?

Parce que le coup de patin est une extension de hanche associée à une abduction et à une rotation externe, suivie d'un retour en adduction sous le corps. Ce retour est produit par les adducteurs, notés 3 sur cette fiche. Les moyen et petit fessiers, qui produisent la phase d'ouverture, sont au même niveau. C'est un schéma que ni la course ni le vélo ne reproduisent.

Le hockey sur glace fait-il travailler les pieds ?

Non, et c'est le seul sport collectif de cette liste dans ce cas. Les muscles intrinsèques du pied sont notés 0 et les fibulaires au niveau 1, parce que la coque rigide du patin supprime le mouvement de la cheville et du pied. Toute la poussée est transmise par la lame, sans que le pied ait à s'adapter au sol comme il le ferait en chaussure.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Les niveaux décrivent le côté dominant pour tout ce qui concerne la crosse, comme la méthode l'impose pour un geste asymétrique. Le coup de patin, lui, est symétrique et est noté comme tel. Le niveau de preuve est B : la bibliographie de cet outil ne contient aucune étude EMG du hockey sur glace, et les niveaux viennent d'une analyse articulaire du coup de patin, du tir et de la position de jeu. Le coup de patin est une extension de hanche associée à une abduction et à une rotation externe, suivie d'un retour en adduction, ce qui explique les moyen et petit fessiers et les adducteurs à 3 et rejoint le fait que la pubalgie et la lésion des adducteurs soient les blessures typiques de ce sport. Tous les groupes profonds de cette fiche sont posés par la même analyse et jamais par une électrode de surface : les rotateurs externes de hanche à 2 pour l'ouverture de l'appui, le transverse et le psoas-iliaque à 2 pour la tenue du buste fléchi. Les muscles intrinsèques du pied sont notés 0 par la même analyse, parce que la coque rigide du patin supprime le mouvement du pied. Quinze groupes atteignent le niveau 2 ou plus, sous le plafond de vingt groupes.

Sources

  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.

Bibliographie

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