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Quels muscles travaille-t-on au football ?

Au football, grand fessier, « moyen et petit fessiers », adducteurs, quadriceps, ischio-jambiers et mollets (triceps sural) sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le football est un sport de jambes et de changements de direction. La course, les accélérations et les freinages sollicitent la même chaîne que la course à pied, et la frappe et les appuis latéraux y ajoutent les adducteurs, qui deviennent moteur principal et sont aussi le premier site de blessure du footballeur.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Football en bref

Le football est d'abord un sport de course entrecoupée d'appuis violents, et sa carte musculaire ressemble beaucoup à celle de la course à pied. Un joueur parcourt entre neuf et douze kilomètres par match, dont une part infime en sprint, le reste étant fait de trot, de marche et de changements de direction.

Ce qui distingue le football de la course, c'est l'adducteur. La frappe, les appuis latéraux et les crochets le portent au niveau de moteur principal aux côtés du grand fessier, des moyen et petit fessiers, du quadriceps, des ischio-jambiers et des mollets, six groupes au niveau 3 soit le maximum autorisé par la méthode.

Le haut du corps ne sert qu'aux duels et aux appuis. Le biceps, le triceps et les fléchisseurs de l'avant-bras sont notés 0, un résultat que peu de sports de cette liste affichent. Le football renforce donc la jambe et la hanche, et demande un travail des bras ailleurs si vous cherchez un équilibre.

Les muscles sollicités au football

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au football, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de la nuque2 Moteur secondaire
Deltoïde antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Biceps0 Peu ou pas sollicité
Triceps0 Peu ou pas sollicité
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de l'avant-bras0 Peu ou pas sollicité
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal1 Stabilisateur ou accessoire
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen2 Moteur secondaire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers3 Moteur principal
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs3 Moteur principal
Rotateurs externes de hanche2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers3 Moteur principal
Mollets (triceps sural)3 Moteur principal
Tibial antérieur2 Moteur secondaire
Fibulaires2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force2

Souplesse1

Coordination3

Impact3

7 à 9,5 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Grand fessier, « moyen et petit fessiers », adducteurs, quadriceps, ischio-jambiers, mollets (triceps sural).

Ce que ce sport ne travaille pas

Le football ne fait rien pour les bras : le biceps, le triceps et les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts ne sont pas sollicités du tout, et le grand pectoral se limite aux appuis dans les duels.

En pratique

La frappe est asymétrique alors que cette fiche note un sport symétrique, et c'est volontaire : la course, qui occupe la quasi-totalité du temps de jeu, l'est. Il reste que votre pied d'appui et votre pied de frappe ne font pas le même travail sur une saison. Deux compléments reviennent systématiquement dans la préparation physique des clubs, le renforcement excentrique des ischio-jambiers et le travail des adducteurs en course, parce que ces deux groupes sont les plus exposés du sport. Un échauffement qui inclut des appuis latéraux prépare mieux au match qu'un simple footing.

Questions fréquentes au football

Quels muscles le football fait-il le plus travailler ?

Six groupes atteignent le niveau 3 au football : le grand fessier, les moyen et petit fessiers, les adducteurs, le quadriceps, les ischio-jambiers et les mollets. C'est le maximum que la méthode de cet outil autorise. Les adducteurs sont la signature du football, portés à ce niveau par la frappe et par les appuis latéraux, là où la course à pied les laisse bien plus bas.

Le football muscle-t-il le haut du corps ?

Très peu. Le biceps, le triceps, les fléchisseurs et les extenseurs de l'avant-bras sont notés 0, ce qui signifie une sollicitation négligeable. Le grand pectoral et le grand dorsal restent au niveau 1, sollicités seulement dans les duels d'épaule. Un footballeur qui cherche un développement du haut du corps doit le travailler en dehors du terrain.

Pourquoi les extenseurs de la nuque sont-ils sollicités au football ?

À cause du jeu de tête. Le blocage de la tête au moment de l'impact est un geste bref mais très chargé, que la méthode de cet outil traite comme un niveau 2 et non comme un niveau 3, parce qu'il reste ponctuel dans un match. Cette sollicitation est la seule du haut du corps à dépasser le rôle d'accessoire dans la fiche du football.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Le niveau de preuve est B et non A : la bibliographie de cet outil ne contient aucune étude EMG du football. La partie course est calée sur l'EMG de la course à pied, qui sert d'analogue nommé, et la frappe, les changements d'appui et les duels sont posés par analyse articulaire. Six groupes atteignent le niveau de moteur principal, soit le plafond de six moteurs principaux. Le psoas-iliaque, candidat suivant au titre de la frappe, a été maintenu à 2 pour ne pas dépasser ce plafond, et l'arbitrage est écrit ici plutôt que résolu en abaissant un autre groupe. Les extenseurs de la nuque sont à 2 pour le blocage de la tête sur les jeux de tête, geste bref mais très chargé, ce que la méthode traite comme un 2 et non comme un 3. Tous les groupes profonds de cette fiche sont posés par analyse articulaire et jamais par une électrode de surface : le psoas-iliaque et le transverse à 2 pour le gainage et la frappe, les rotateurs externes de hanche à 2 pour les crochets, les fibulaires à 2 pour la stabilité de cheville sur gazon. Seize groupes atteignent le niveau 2 ou plus, sous le plafond de vingt groupes.

Sources

  • Chumanov E. S., Wille C. M., Michalski M. P., Heiderscheit B. C., 2012.
  • Neumann D. A., 2016.

Bibliographie

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