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Quels muscles travaille-t-on en raquettes à neige ?

En raquettes à neige, grand fessier, psoas-iliaque et quadriceps sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Les raquettes à neige transforment la marche en montée chargée. Les quadriceps et le grand fessier montent pendant que le psoas-iliaque lève la raquette hors de la neige à chaque pas.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Raquettes à neige en bref

La marche en raquettes à neige reprend le geste de la randonnée en montée et lui ajoute deux contraintes. La raquette impose un pas plus large, ce qui charge le moyen fessier et les adducteurs, et il faut lever le pied plus haut à chaque foulée pour dégager la raquette de la neige.

Cette flexion de hanche répétée sous charge donne à la fiche son trait le plus inhabituel. Le psoas-iliaque y est noté 3 sur 3, ce qu'aucune autre activité de marche du catalogue n'obtient, la randonnée, la marche nordique et le ski de randonnée restant tous au niveau 2. C'est un groupe profond, ce niveau est estimé par analyse du mouvement et il n'est attribué à aucune mesure de surface.

Le reste de la fiche ressemble à une randonnée exigeante. Les quadriceps et le grand fessier montent pendant des heures, les bâtons ajoutent une poussée de bras, et les obliques restent bas parce que la progression se fait en ligne sans rotation sous charge. L'effort est long, régulier et sans impact violent au sol.

Les muscles sollicités en raquettes à neige

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires en raquettes à neige, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts2 Moteur secondaire
Extenseurs de l'avant-bras1 Stabilisateur ou accessoire
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes2 Moteur secondaire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques1 Stabilisateur ou accessoire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque3 Moteur principal estimé par analyse du mouvement
Adducteurs2 Moteur secondaire
Rotateurs externes de hanche2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)2 Moteur secondaire
Tibial antérieur2 Moteur secondaire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force1

Souplesse1

Coordination1

Impact1

5,3 à 10 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Grand fessier, psoas-iliaque, quadriceps.

Ce que ce sport ne travaille pas

La marche en raquettes avance en ligne droite et sans rotation : le grand pectoral, le biceps, les obliques et les fléchisseurs du cou restent au niveau de l'accessoire, la charge se concentrant sur la montée et sur le lever de jambe.

En pratique

En neige profonde, la fatigue vient du lever de jambe bien plus que de la pente, et beaucoup de pratiquants s'épuisent en essayant de garder leur longueur de pas habituelle. La bonne réponse consiste à raccourcir le pas et à augmenter la cadence, ce qui réduit la hauteur de levée du genou. En groupe, alterner la personne qui ouvre la trace change complètement le coût de la sortie pour tout le monde. Côté matériel, une raquette trop grande pour votre poids force à écarter les jambes davantage, ce qui tire sur les adducteurs et déséquilibre la marche sur les traversées.

Questions fréquentes en raquettes à neige

La raquette à neige fait-elle travailler plus que la marche ?

Nettement plus, et pas seulement sur le plan cardiaque. Le psoas-iliaque monte au niveau 3 sur cette fiche parce qu'il faut dégager la raquette de la neige à chaque pas, alors que la randonnée sur sentier s'arrête au niveau 2 pour ce même groupe. Le moyen fessier et les adducteurs travaillent également plus, à cause du pas élargi que la largeur de la raquette impose.

Pourquoi les obliques sont-ils si peu sollicités en raquettes ?

Parce que la marche en raquettes avance en ligne droite. Les obliques produisent et freinent la rotation du buste, et une progression sans rotation sous charge ne leur donne presque rien à faire, d'où le niveau 1 de la fiche. Les sports qui les sollicitent vraiment sont ceux qui font tourner le tronc contre une résistance, comme l'escalade en dévers ou le ski de fond en skating.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

La marche en raquettes est notée sur une sortie de randonnée hivernale et non sur une course. Le geste est celui de la marche en montée, avec deux différences qui portent toute la fiche : la raquette impose un pas plus large, ce qui charge le moyen fessier et les adducteurs, et il faut lever le pied plus haut à chaque pas pour dégager la raquette de la neige. Cette flexion de hanche répétée sous charge met le psoas-iliaque à 3, ce qui est le niveau le plus haut de tout le catalogue pour ce groupe en dehors de l'escalade. Le psoas-iliaque est un groupe profond : ce niveau est posé par analyse articulaire du pas en neige profonde et n'est attribué à aucune étude EMG, l'EMG de surface ne lisant pas ce muscle. Les autres groupes profonds suivent la même règle, le transverse à 2 pour le port du sac et les rotateurs externes de hanche à 2 pour le pas élargi. Les obliques restent à 1 parce que la marche en raquettes avance en ligne et ne demande aucune rotation sous charge.

Sources

  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.
  • IRBMS, Institut de recherche du bien-être, de la médecine et du sport santé, 2026.

Bibliographie

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