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Quels muscles travaille-t-on au sprint (100 m à 400 m) ?

Au sprint (100 m à 400 m), grand fessier, psoas-iliaque, quadriceps, ischio-jambiers et mollets (triceps sural) sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le sprint est une course produite par l'extension de hanche. Le grand fessier, les ischio-jambiers, les quadriceps et les mollets projettent le corps vers l'avant, le psoas-iliaque ramène la jambe libre à vitesse maximale, et le tronc bloque la rotation pour que rien ne se perde en route.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Sprint (100 m à 400 m) en bref

Le sprint est une course produite par la hanche. Sur 100 comme sur 400 mètres, le grand fessier et les ischio-jambiers tendent la hanche pour projeter le corps vers l'avant, le quadriceps et les mollets transmettent cette poussée au sol, et le psoas-iliaque ramène la jambe libre à une vitesse que l'endurance ne demande jamais.

C'est ce dernier point qui distingue le plus nettement le sprint des autres courses du catalogue. Le psoas-iliaque y est noté 3, niveau posé par analyse du mouvement puisque ce muscle profond échappe à l'électromyographie de surface.

Les bras travaillent réellement, ce qui n'arrive dans aucune course d'endurance. Le deltoïde antérieur, le deltoïde postérieur, le grand dorsal, le biceps et le triceps passent à 2, parce que le ballant de bras devient ici une action vigoureuse et non un simple équilibrage. Les mains, elles, restent ouvertes et ne serrent rien.

Les muscles sollicités au sprint (100 m à 400 m)

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au sprint (100 m à 400 m), sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur2 Moteur secondaire
Coiffe des rotateurs1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Biceps2 Moteur secondaire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de l'avant-bras0 Peu ou pas sollicité
Grand pectoral1 Stabilisateur ou accessoire
Dentelé antérieur et petit pectoral1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen2 Moteur secondaire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque3 Moteur principal estimé par analyse du mouvement
Adducteurs2 Moteur secondaire
Rotateurs externes de hanche1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers3 Moteur principal
Mollets (triceps sural)3 Moteur principal
Tibial antérieur2 Moteur secondaire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio2

Force3

Souplesse2

Coordination3

Impact3

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Grand fessier, psoas-iliaque, quadriceps, ischio-jambiers, mollets (triceps sural).

Ce que ce sport ne travaille pas

Le sprint laisse les mains de côté : les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts et les extenseurs de l'avant-bras restent en dehors du travail, le grand pectoral et les trapèzes restent au niveau de l'accessoire, parce que les bras rythment la foulée sans jamais rien pousser.

En pratique

Le sprint se travaille par répétitions courtes séparées de récupérations longues, à l'inverse d'une séance d'endurance. La qualité recherchée est la vitesse, et elle disparaît dès que la fatigue s'installe. Sur le plan technique, l'erreur classique consiste à crisper les épaules et les poings, ce qui freine le ballant de bras au lieu de le rythmer, gardez la main ouverte et l'épaule basse. Retenez enfin que la mise en action derrière les blocs et la course lancée ne demandent pas les mêmes appuis, la première étant beaucoup plus penchée vers l'avant.

Questions fréquentes au sprint (100 m à 400 m)

Le sprint fait-il travailler les ischio-jambiers ?

Le sprint place les ischio-jambiers au niveau 3, le maximum de l'échelle. Ils participent à l'extension de hanche qui produit la vitesse, puis freinent la jambe libre en fin de retour, juste avant que le pied ne se repose. Cette double fonction sur un même cycle appartient aux courses rapides. À allure d'endurance fondamentale, les mêmes ischio-jambiers redescendent à 2, parce que le retour de jambe est bien moins violent.

Pourquoi le sprint sollicite-t-il autant le psoas-iliaque ?

Le psoas-iliaque fléchit la hanche, autrement dit il ramène la cuisse vers l'avant. À vitesse maximale, ce retour de jambe se joue en une fraction de seconde et il conditionne la fréquence des appuis, ce qui vaut au psoas-iliaque un niveau 3 au sprint contre 2 en demi-fond. C'est un groupe profond, fixé sur les vertèbres lombaires, donc son niveau est estimé par analyse du mouvement et non mesuré en surface.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Le sprint n'a pas d'étude dédiée dans cette bibliographie et son geste ne se déduit pas des sEMG de course de fond, qui mesurent une foulée sous-maximale : le niveau de preuve est donc B, avec la course à pied comme analogue nommé et les travaux de l'INSEP sur les qualités musculaires du sprinteur. Trois arbitrages portent la fiche. Le psoas-iliaque est à 3, ce qui est le choix le plus discutable et il est assumé : le retour de la jambe libre à vitesse maximale est une flexion de hanche explosive, et c'est avec les ischio-jambiers la lésion la plus fréquente du sprinteur. Le grand fessier et les ischio-jambiers sont à 3 parce que l'extension de hanche produit la vitesse. Le deltoïde antérieur, le deltoïde postérieur, le grand dorsal, le biceps et le triceps sont notés 2 et non 1 comme en endurance, parce que le ballant de bras du sprint est une action vigoureuse et non un simple équilibrage. Les groupes profonds retenus ici (transverse et plancher pelvien, psoas-iliaque, muscles intrinsèques du pied) sont posés par analyse articulaire et aucun n'est attribué à une électromyographie de surface.

Sources

  • Chumanov E. S., Wille C. M., Michalski M. P., Heiderscheit B. C., 2012.
  • Neumann D. A., 2016.
  • INSEP, Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, 2026.

Bibliographie

Comparer Sprint (100 m à 400 m) avec un autre sport Retour à Muscles par sport Haut de page