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Quels muscles travaille-t-on en marathon et semi-marathon ?

En marathon et semi-marathon, « moyen et petit fessiers », quadriceps et mollets (triceps sural) sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le marathon et le semi-marathon sont la foulée de la course à pied, tenue beaucoup plus longtemps et un peu moins vite. Le moyen fessier, le quadriceps et les mollets sont les trois groupes qui encaissent la distance, pendant que le tronc maintient la posture jusqu'au bout.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Marathon et semi-marathon en bref

Le marathon et le semi-marathon utilisent exactement la foulée de la course à pied, tenue beaucoup plus longtemps et à une allure un peu plus basse. Cette nuance d'allure se lit dans le tableau, où le grand fessier et les ischio-jambiers descendent à 2 alors qu'ils sont à 3 sur une sortie courte, leur activité augmentant avec la vitesse.

Ce qui monte en échange, c'est la durée. Le moyen fessier reste à 3 parce qu'il contrôle le bassin en appui sur une jambe pendant deux à quatre heures. Le quadriceps et les mollets restent à 3 parce qu'ils encaissent des dizaines de milliers de réceptions, chacune prise isolément étant pourtant modérée.

Le haut du corps ne participe pas. Les avant-bras, le grand pectoral et le biceps restent à 0 ou à 1 du départ à l'arrivée, ce qui fait de la distance un effort long et remarquablement étroit sur le plan musculaire.

Les muscles sollicités en marathon et semi-marathon

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires en marathon et semi-marathon, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde latéral1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps1 Stabilisateur ou accessoire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de l'avant-bras0 Peu ou pas sollicité
Grand pectoral0 Peu ou pas sollicité
Dentelé antérieur et petit pectoral0 Peu ou pas sollicité
Grand dorsal1 Stabilisateur ou accessoire
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen1 Stabilisateur ou accessoire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier2 Moteur secondaire
Moyen et petit fessiers3 Moteur principal
Psoas-iliaque2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs1 Stabilisateur ou accessoire
Rotateurs externes de hanche1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)3 Moteur principal
Tibial antérieur2 Moteur secondaire
Fibulaires1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio3

Force1

Souplesse1

Coordination1

Impact3

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

« Moyen et petit fessiers », quadriceps, mollets (triceps sural).

Ce que ce sport ne travaille pas

Le marathon ne demande presque rien aux bras : le grand pectoral, les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts et les extenseurs de l'avant-bras restent en dehors du travail, le biceps ne dépasse pas le rôle d'accessoire, et la charge se concentre pendant des heures sur les mollets, les quadriceps et les fessiers.

En pratique

Un marathon représente de l'ordre de trente mille appuis, et c'est ce nombre, bien plus que l'intensité d'un appui isolé, qui explique la fatigue musculaire des derniers kilomètres. Deux conséquences pratiques en découlent. Montez votre volume hebdomadaire par paliers plutôt que d'un bloc, parce que les tissus qui encaissent la répétition s'adaptent plus lentement que le souffle. Et testez vos chaussures ainsi que votre ravitaillement pendant les sorties longues, jamais le jour de la course, le semi-marathon servant souvent de répétition générale pour cela.

Questions fréquentes en marathon et semi-marathon

Le marathon fait-il travailler les mêmes muscles qu'un 10 kilomètres ?

Le marathon mobilise les mêmes groupes qu'un 10 kilomètres, mais pas aux mêmes niveaux. À allure marathon, le grand fessier et les ischio-jambiers travaillent à 2 sur 3 au lieu de 3, parce que l'extension de hanche produit moins de vitesse. Le moyen fessier, le quadriceps et les mollets restent à 3, la distance faisant le travail que l'allure ne fait plus. Le total tombe ainsi à 39 sur 90, contre 41 pour la course à pied.

Faut-il renforcer les jambes pour préparer un marathon ?

Le marathon sollicite fortement le quadriceps, le moyen fessier et les mollets, mais une répétition à intensité modérée ne produit pas le même effet qu'une charge lourde. Le tableau de cette page décrit ce qui travaille pendant la course, pas ce qui devient plus fort après plusieurs semaines. Les groupes laissés à 0 ou à 1, comme le grand pectoral et les avant-bras, ne progresseront jamais par la seule pratique de la distance. Pour un plan adapté à votre situation, adressez-vous à un préparateur physique.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve A

Note de méthode

Le marathon reprend exactement la foulée de la course à pied et les niveaux s'appuient sur les mêmes sEMG de course (Chumanov 2012), qui enregistrent le droit fémoral, le vaste latéral, le gastrocnémien médial, le tibial antérieur, les ischio-jambiers, le moyen fessier et le grand fessier : le niveau de preuve reste A. Deux arbitrages séparent cette fiche de la fiche course à pied et ils vont dans le même sens. L'allure de marathon est nettement plus basse que l'allure d'entraînement moyenne, or l'activité du grand fessier et des ischio-jambiers augmente avec la vitesse : les deux passent de 3 à 2 et le total descend à 39 sur 90 quand la course à pied est à 41. Ce qui monte en échange est la durée. Le moyen fessier reste à 3 parce qu'il contrôle le bassin sur une jambe pendant deux à quatre heures, et le quadriceps et les mollets restent à 3 parce qu'ils encaissent des dizaines de milliers de réceptions. Les groupes profonds de cette fiche (transverse et plancher pelvien, psoas-iliaque, muscles intrinsèques du pied) sont posés par analyse articulaire du cycle de course et aucun n'est attribué à une électromyographie de surface.

Sources

  • Chumanov E. S., Wille C. M., Michalski M. P., Heiderscheit B. C., 2012.
  • Neumann D. A., 2016.

Bibliographie

Comparer Marathon et semi-marathon avec un autre sport Retour à Muscles par sport Haut de page