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Quels muscles travaille-t-on au volley-ball ?

Au volley-ball, grand fessier, quadriceps et mollets (triceps sural) sont des moteurs principaux, niveau 3 sur 3. Le volley-ball se joue en l'air. Le smash et le contre sont des sauts verticaux répétés, ce qui met le quadriceps, le grand fessier et les mollets au niveau de moteur principal.

Ces informations sont fournies à titre pédagogique. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute, en particulier en cas de douleur, de blessure ou de pathologie.

Volley-ball en bref

Le volley-ball se joue en l'air, et le saut vertical est de loin la charge dominante de la pratique. Le smash et le contre en répètent plusieurs dizaines par match, ce qui place le quadriceps, le grand fessier et les mollets au niveau de moteur principal.

Le bras frappe au-dessus de la tête sans jamais rien tenir. C'est ce détail qui distingue le volley-ball des autres sports de lancer : les fléchisseurs de l'avant-bras et le biceps restent au niveau 1, alors qu'un ballon tenu les porterait bien plus haut.

Le smash reprend pourtant le schéma du lancer par-dessus l'épaule, ce qui donne du travail au deltoïde, à la coiffe des rotateurs, au triceps et au grand pectoral, tous au niveau 2. Dix-huit groupes dépassent le rôle d'accessoire, deux de moins que le maximum admis. Le volley-ball renforce donc surtout la jambe, et sollicite l'épaule sans la charger.

Les muscles sollicités au volley-ball

De face

De dos

Les deux silhouettes montrent le niveau d'implication de chaque groupe musculaire, de 0 à 3.

  • 3 Moteur principal
  • 2 Moteur secondaire
  • 1 Stabilisateur ou accessoire
  • 0 Peu ou pas sollicité
  • Muscle profond, estimé par analyse du mouvement
Niveau d'implication des 30 groupes musculaires au volley-ball, sur une échelle de 0 à 3.
Groupe musculaireNiveau
Fléchisseurs du cou0 Peu ou pas sollicité
Extenseurs de la nuque1 Stabilisateur ou accessoire
Deltoïde antérieur2 Moteur secondaire
Deltoïde latéral2 Moteur secondaire
Deltoïde postérieur1 Stabilisateur ou accessoire
Coiffe des rotateurs2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Biceps1 Stabilisateur ou accessoire
Triceps2 Moteur secondaire
Fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts1 Stabilisateur ou accessoire
Extenseurs de l'avant-bras1 Stabilisateur ou accessoire
Grand pectoral2 Moteur secondaire
Dentelé antérieur et petit pectoral2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand dorsal2 Moteur secondaire
Trapèzes1 Stabilisateur ou accessoire
Rhomboïdes1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Érecteurs du rachis2 Moteur secondaire
Grand droit de l'abdomen2 Moteur secondaire
Obliques2 Moteur secondaire
Transverse et plancher pelvien2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Grand fessier3 Moteur principal
Moyen et petit fessiers2 Moteur secondaire
Psoas-iliaque1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Adducteurs1 Stabilisateur ou accessoire
Rotateurs externes de hanche1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement
Quadriceps3 Moteur principal
Ischio-jambiers2 Moteur secondaire
Mollets (triceps sural)3 Moteur principal
Tibial antérieur2 Moteur secondaire
Fibulaires2 Moteur secondaire estimé par analyse du mouvement
Muscles intrinsèques du pied1 Stabilisateur ou accessoire estimé par analyse du mouvement

Les groupes profonds notés 0 sur cette fiche sont estimés par analyse du mouvement, ils ne sont pas mesurables en surface.

Profil d'effort

Cardio2

Force2

Souplesse2

Coordination3

Impact2

3 à 6 MET

Le profil d'effort décrit le type d'effort, pas les muscles. Il ne se mélange jamais avec le niveau d'implication.

Les moteurs principaux

Grand fessier, quadriceps, mollets (triceps sural).

Ce que ce sport ne travaille pas

Le volley-ball demande peu à la poigne et à l'intérieur de la cuisse : les fléchisseurs de l'avant-bras et des doigts, le biceps, les adducteurs et le psoas-iliaque restent au niveau de l'accessoire, la balle se touchant à mains ouvertes et les déplacements étant courts.

En pratique

Le volley-ball répète l'atterrissage autant que l'impulsion, et c'est l'atterrissage qui est le moins travaillé en club amateur. Une réception genoux souples, hanches en arrière et pieds à plat répartit la charge, une réception jambes tendues la concentre sur le genou. Deuxième particularité, la manchette se fait avant-bras joints et mains ouvertes, donc la poigne ne travaille pas du tout : si vous cherchez du grip, il faudra le chercher ailleurs. Enfin, le passeur et l'attaquant ne font pas le même métier, le premier sollicitant davantage les épaules en position haute et le second la chaîne de saut.

Questions fréquentes au volley-ball

Le volley-ball fait-il travailler les bras ?

Moins que ce que suggère un smash. Le triceps, le grand pectoral et le deltoïde antérieur sont au niveau 2, ce qui correspond à un rôle de moteur secondaire, et le biceps comme les fléchisseurs de l'avant-bras restent au niveau 1. La raison est simple : la balle n'est ni tenue ni saisie, elle est frappée, ce qui supprime toute contrainte de préhension.

Le volley-ball est-il un bon sport pour la détente verticale ?

La détente est exactement la qualité que le volley-ball sollicite le plus, avec le quadriceps, le grand fessier et les mollets au niveau 3. Le saut est répété à chaque attaque et à chaque contre, ce qui en fait la charge dominante du match. Le beach-volley, joué sur sable, allonge la phase de poussée et déplace une partie de ce travail vers le pied et la cheville.

Sports proches

Méthode et sources

Niveau de preuve B

Note de méthode

Le niveau de preuve est B : la bibliographie de cet outil ne contient aucune étude EMG du volley-ball, et les niveaux viennent d'une analyse articulaire du saut, du smash, du contre et de la réception basse. Le smash reprend le schéma du lancer par-dessus l'épaule, mais sans charge dans la main, ce qui explique que le triceps et le grand pectoral restent moteurs secondaires alors qu'ils sont moteurs principaux au handball. Tous les groupes profonds de cette fiche sont posés par analyse articulaire et jamais par une électrode de surface : le dentelé antérieur à 2 pour la projection de l'omoplate au smash, le transverse à 2 pour le gainage à l'appel et à la réception, les fibulaires à 2 pour la stabilité de cheville. Dix-huit groupes atteignent le niveau 2 ou plus, sous le plafond de vingt groupes.

Sources

  • Neumann D. A., 2016.
  • Physiopedia, 2026.

Bibliographie

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